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Inde : Le Taj Mahal
Notre visite de ce lieu mythique commence par une route défoncée, que nous parcourons à pieds, vendeurs de souvenirs en tout genre fermement accrochés à nos basques… voir tout ce qu’ils peuvent agripper…
Depuis quelques années, l’accès au Taj Mahal est quelque peu restreint afin de préserver le blanc immaculé des façades. Les pluies acides, produites par le monoxyde de carbone des voitures et des industries environnantes, ayant commencé à décolorer le marbre et les incrustations, les véhicules doivent désormais s’arrêter à un parking éloigné d’un kilomètre, et les touristes, finir le parcours à pied. De même, toutes les usines de briquetage ont été fermées et déplacées sur un périmètre de plusieurs kilomètres.

Le Taj Mahal est accessible par trois portes : celle de l’Ouest, du Sud et de l’Est, donnant toutes les trois sur une porte intérieure majestueuse, faite de marbre et de grès rouge, où sont incrustés des versets du Coran. C’est après avoir dépassé cette ultime étape que l’on se retrouve face au paysage le plus célèbre du Taj Mahal : celui du Mausolée dans le prolongement de ses jardins ornementaux faisant la part belle aux jets d’eau. Mais pour arrivée jusque là, il faut montrer patte blanche, c’est à dire franchir le dispositif de sécurité mis en place aux trois portes, comportant fouille des sacs et fouille corporelle. Tout appareil électronique est confisqué d’office, à l’exception d’un appareil photo par personne (ouf, on a eu peur !).
Inde : La route Jaipur-Agra
Il y a une chose que notre épopée triomphante de la veille nous a fait comprendre ; nous allons difficilement continuer le voyage si nous ne nous mettons pas en de bons termes avec le guide. Nos premières poignées de mains avec lui s’accompagnent de billets de 100 roupies, glissés discrètement de paume à paume.
Le départ se fait tout aussi matinalement qu’à Delhi : 7h30 du matin. Il fait plus froid que d’habitude dans la capitale du Rajastan (trois petits degrés à ce qu’il paraît) mais cela n’empêche pas les ouvriers des chantiers voisins de se doucher en slip, à grand renfort de baquets d’eau, et aux vus et aux sus de tout le monde. La ville de Jaipur s’est couchée tard – vers les deux heures du matin si j’en crois la cacophonie que j’ai entendue du fond de mon lit- et n’est pas encore réveillée à cette heure ci ; seuls quelques rickshaws et vélomoteurs accompagnent la course de notre voiture.

Notre véhicule fonce dans les rues bordées de maisons et cabanes décaties, où les habitants, encore engourdis, promènent un regard un peu zombiesque sur les voitures qui passent… A la sortie de la ville, le guide fait arrêter le véhicule devant un long mur qu’éclairent les rayons du soleil levant pour que nous puissions prendre des photos. C’est beau les réconciliations. (lol)