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Japon – Chubu : Golden Week sur l’île de Sado (4)
La météo japonaise se trompe rarement ; enfin, moins que la météo française. La pluie avait été annoncée depuis la semaine dernière pour les deux derniers jours du voyage, et…Effectivement… C’est sous une belle couverture nuageuse que nous nous réveillons. La pluie attend cependant courtoisement que nous soyons à bord du bus pour Ryotsu pour venir brouiller le paysage.

Le premier trajet du jour dure un peu plus d’une heure ; le bus nous laisse à la station du port ferry, notre point de départ quelques jours plus tôt. Notre première mission du jour est de trouver un café pour prendre un petit déjeuner, étant donné que nous n’avons pas pu accéder au restaurant de l’hôtel de Futatsu-game (on peut dire qu’ils monnayaient tout ceux-là !). Pas vraiment enthousiastes à l’idée de tourner en rond des heures et des heures pour trouver le café de nos rêves, nous échouons dans un « salon de thé », façon bric-à-brac de mama-san de Ginza. Au milieu des mangas, des figurines, des vaisselles en porcelaine de mauvais goût, nous prenons un petit dej’ simple, mais vraiment bienvenu. La note, elle, l’est moins : 600 yens par personne, mais c’est un prix digne de Roppongi Hills !
Ryotsu ne semble décidément pas regorger de spots touristiques ; nous décidons donc de partir pour Ogi, à l’extrême pointe sud de l’île. Après une autre bonne heure et demi passée dans les bus (il y avait escale à Sawata !), nous arrivons vers 13h30 à Ogi, et nous nous précipitons pour une partie de Tarai-bune sous la pluie.

Japon – Chubu : Golden Week sur l’île de Sado (3)
Le troisième jour de visite est aux antipodes total du second ; alors que la veille a été sportive, voir risquée, ce jour présent est dédié à la détente.
Remerciant la responsable du Minshuku Maruhisa pour son hospitalité et sa générosité – nous avons été facturé de mille yens pour deux personnes pour une nuit ! – nous nous dirigeons vers la plage et sa baie exposée aux quatre vents, au milieu de laquelle trône une barrière rocheuse naturelle surmontée d’un petit temple.

Quelques campeurs ont planté leur tente là, et nous regardent passer placidement. Le calme ambiant n’est même pas perturbé par les bruits de circulation, car il n’y a guère de véhicules pour emprunter la route. Il en est de même pour les bus ; le réseau de cette façade occidentale de l’île n’est guère développé, et on compte un bus toutes les heures, voir toutes les deux ou trois heures. En l’occurrence l’attente de notre véhicule est de une heure, le temps de prendre un petit déjeuner de o-nigiri, et de discuter avec un vieux couple de japonais, originaire de l’île mais vivant à Osaka, surpris de voir les deux étrangers que nous sommes traîner dans les parages.
Japon – Chubu : Golden Week sur l’île de Sado (2)
Le deuxième jour de ces vacances sur l’Ile de Sado sont placées sous le signe de la randonnée, puisqu’un taxi nous attend à 8 :00 pétante sur la route menant au Myokenji. La tente est donc rapidement repliée, et les sacs à dos tout aussi promptement refaits. Nous sautons donc dans le premier bus disponible à la station de Sawata.
Notre taxi est pile à l’heure, et en profite pour nous donner quelques indications sur le Myokensan et le Kinpokusan ; la zone appartient à la Jieitai (armée de défense japonaise) depuis que la base militaire qui s’y trouve a été récupérée des américains. Ceci expliquant pourquoi il faut informer le bureau local de la Jieitai avant de faire une randonnée (tâche dont nous nous sommes acquittés la veille).
Au sommet du Myokesan (1042 mètres), l’air est frais et le vent incisif. Le ciel n’est pourtant pas totalement dégagé, et des nuages moutonneux parsèment son bleu azur. Plus bas dans la vallée, le soleil fait miroiter la mer et les champs de riz, constituant un tableau idéal pour faire de belles photos… De plus, de la neige persiste ça et là, complétant à merveille le tableau.

Japon – Chubu : Golden Week sur l’île de Sado (1)
L’île de Sado a un nom qui fait rire au premier abord tout francophone à l’esprit légèrement déplacé. J’en avais entendu parlé par une amie, fan du groupe de taiko Kodo, qui s’étais rendue au festival il y a deux ans en août, et qui m’avais vantée la beauté de ses décors naturels. J’ai donc profité de cette Golden Week 2007 pour me rendre sur place et m’assurer de la véracité de ces dires. J’étais pour cela accompagnée par Bastien, Potesnrollien et baroudeur (et de sa tente… Cela a bien aidé !).
Le voyage jusqu’à l’île de Sado commence par le train de nuit Moonlight Echigo, de 23h09, au départ de Shinjuku, qui doit nous emmener jusqu’à la gare de Niigata, pour une arrivée prévue vers 4h50 du matin. Le train n’a de nuit que le nom et les horaires, mais n’est pas équipé pour un voyage nocturne ; les couchettes légèrement défoncées ne s’inclinent pas, et de viles toilettes constituent le seul confort. Ne parlons pas des cahotements de la route, qui réduisent notre temps de sommeil à des minutes, et non des heures.

Bien que parti en retard, le train nous amène à l’heure prévue à destination ; à cette heure-ci, Niigata est encore plongée dans un demi-sommeil. Pour ne pas nous égarer et arriver en retard au ferry, nous prenons un taxi jusqu’à la gare portuaire. Là, force est de constater que nous ne serons pas les seuls sur l’île de Sado ; le troisième âge nippon a effectivement décidé de voyager en ce début de Golden Week.

La première chose que je fais une fois montée à bord, c’est de monter sur le pont supérieur pour admirer la vue ; mais le temps semble un peu contre-carrer mes projets. Le plafond est bas, nuageux, permettant à peine de distinguer le sommet enneigé des montagnes voisines (les fumées des tours du port industriel n’y aident pas). Niigata offre une photo tristounette, et je commence un peu mieux à comprendre pourquoi j’ai eu tant de mal à trouver un guide touristique sur cette ville.
Mieux vaut dormir un peu…