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Japon – Hiroshima : Pagode de la paix, Shukeien, Parc Hijiyama
Je m’en vais tôt de l’hôtel, sans idée vraiment précise de ce que je vais visiter aujourd’hui. A part une chose ; j’irai bien voir de plus près ce qu’est cette espèce de grosse cloche renversée qui scintille au-dessus de la colline. Mon premier soucis est de traverser la gare, qui mine de rien, mérite l’adjectif de tentaculaire. Je finis par « dégotter » un passage souterrain qui m’amène de l’autre côté. Les yeux toujours rivés à la cloche d’argent, j’arrive aux pieds d’une colline me signalant moult temples parsemés sur le chemin vers la pagode de la paix (c’est son nom). Qu’à cela ne tienne ! Je me lance donc dans la pente bien bitumée, où s’accrochent des deux côtés de la route temples en bois, mais également jolies petites résidences secondaires. Il n’y a pas à dire, on vit mieux en dehors de Tokyo.
La Pagode de la Paix a été construite en 1966, comme une prière pour le repos des âmes des victimes de la bombe atomique, et un appel à la paix mondiale. Elle contient des cendres de Bouddha (cadeaux du premier ministre Indien et d’un groupe de moines bouddhistes Mongoles). Y sont aussi conservées des dizaines de milliers de pierres commémoratives, chacune d’entre elles représentant une prière offerte par un résident de la préfecture d’Hiroshima.
Il n’y a guère d’autres choses à visiter sur ce promontoire, à part admirer la vue sur Hiroshima (et aussi sur le cimetière en contre bas). Après une courte pause (il fait tout de même 35 degrés !), je redescend la colline, à la recherche du Onagataten-Mangu, que malheureusement je ne trouverai jamais.
Japon – Hiroshima : Le château et le quartier de Hachobori
A partir du Dôme de la Bombe A, il est très facile de rejoindre le Château de Hiroshima à pieds, en longeant le stade de Base-ball de Hiroshima, puis la zone des bibliothèques, perdues dans la nature. Une promenade loin d’être tranquille si comme moi, vous tombez un samedi où à lieu une rencontre de base-ball ; difficile dans ce cas d’échapper aux cris des supporters.
Il ne faut pas aller visiter le château dans l’espoir de pénétrer dans l’authentique bâtiment du 16ème siècle ; il a été pulvérisé comme le reste durant le bombardement atomique. Le « château » actuel ne correspond en fait qu’à une des tours du château d’origine, reconstruite en 1958, mais on peut toujours voir dans le parc l’entourant les pierres de fondation de l’ancien édifice.
- Aux origines d’Hiroshima
Le delta de la rivière Otagawa était communément appelé « Gokamura », ce qui signifie “5 villages », en japonais. La construction du château d’Hiroshima fut décidée par Mori Terumoto, membre du conseil des « Cinq Grands Aînés » de Toyotomi Hideyoshi. Le 15 avril 1589, après la cérémonie de pose de la première pierre du château, on décida de rechercher un nom plus approprié pour cet édifice. Le caractère « Hiro » fut emprunté au nom de Oeno Hiromoto, un ancêtre de la famille Mori, et fut ajouté à « Shima », emprunté au nom de Fukushima Motonaga, qui guida Terumoto vers ce site. Bien sûr, il existe une autre tradition selon laquelle le nom d’Hiroshima proviendrait d’une grande île située dans l’estuaire de la rivière Otagawa. Hiroshima serait donc bien egalement synonyme de « grande île ».
- Le château d’Hiroshima
On rentre dans le parc d’Hiroshima par la porte principale, reconstitution de l’originale elle-aussi. Il est possible de pénétrer dans la tour de garde pour jeter un coup d’oeil aux maquettes reconstituant les plaines environnant Hiroshima. Rien de très palpitant en somme, si ce n’est la sensation d’être suivi par les fantômes des samouraïs du château tant le parquet craque. Mais cela sent bon le pin…
Japon – Hiroshima : Les lieux de la Paix
Le trajet de Tokyo à Hiroshima dure quatre heures et dix minutes en Hikari (Shinkansen à arrêts limités), avec un changement à Osaka. Le mien est périlleux, car je n’ai que six minutes pour trouver mon nozomi dans la tentacullaire gare de Shin-Osaka.
La gare de Hiroshima n’a pas de cachet particulier ; c’est un vaste complexe fait pour accueillir les trains Shinkansen et les nombreuses lignes locales Sanyo, ainsi qu’un centre commercial. Pas vraiment décidée à jouer à l’exploratrice en traînant ma valise derrière moi, je prends donc un taxi, dirrection l’hôtel « Central Hotel ». Comme son nom l’indique, l’établissement se situe au centre du Hiroshima à visiter (Peace Park, le château de Hiroshima, le centre animé de Hachobori… tout se trouve à 15-20 minutes à pied). Après un rapide check-in, je sors bien vite pour profiter des bords de la rivière Kyobashi-gawa, agréablement aménagés pour les promenades. De petits bateaux de plaisance flottent sur la rivière, et des feuillus cachent les hauts bâtiments modernes qui obstruent le paysage.

Suivant le plan bien dessiné des berges, je rejoins donc la Heiwa Dorii (Promenade de la paix) sans problème. L’avenue commence au pont Tsurumi-bashi, passe par le sud du Peace Memorial Park, et continue bien au-delà du pont Midori-Ohashi, enjambant la rivière Temma-gawa, sur une longueur totale de 3.6 kilomètres. Large de trois voies dans les deux sens (100 mètres environ), bordées de jardins dédiés au thème de la paix, la Heiwa Dori ressemble beaucoup plus à nos boulevards occidentaux qu’à ceux étriqués qui sont le lots des grandes villes japonaises où la place fait cruellement défaut. Malheureusement, le bruit de la circulation parasite un peu ce long espace de verdure…

Il est difficile de manquer le Musée de la Bombe Atomique, et le Peace Park, car non seulement la Heiwa-Dori y mène, mais la direction est abondamment indiquée tout le long.




