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Posts Tagged ‘Corée du Sud’

Corée du Sud – Séoul (4) : Pan Mun Jom et Dangdaemun

La visite organisée de Pan Mun Jom ne ressemble à aucun tour auquel j’ai eu l’occasion de me joindre depuis que j’ai commencé mes périples en Asie. Le mot d’ordre étant : suivez les règles si vous voulez éviter les problèmes!

La visite commence par celle de l’Observatoire du Mont Odu, qui offre un point de vue assez dégagé de la Corée du Nord. Le paysage est assez différent du côté Nord ; alors que le Sud est boisé et les façades des maisons colorées, les collines du Nord ont été totalement dépouillées de leurs arbres, et les façades sont d’un blanc terreux. L’observatoire a été transformé en musée, et les explications sont faites par des fugitifs de Corée du Nord. Cela permet de mieux comprendre combien la vie y est difficile, et que le lavage de cerveau et la propagande sévissent dès la naissance. Certains orateurs se laissent parfois entraîner par l’émotion, et n’hésitent pas à dire combien ils ont l’impression d’avoir été manipulés par Kim Jong Il (le dictateur actuel). Le mensonge y est pousse à tel point que la Corée du Sud est décrite comme un pays moribond, et que les fugitifs préfèrent se réfugier en Chine Populaire.


Après le déjeuner, le groupe a été mené à camp Bonifas (du nom d’un capitaine américain qui fut assassiné à la hache par des soldats nord-coréens lors d’un accrochage en 1976). Le changement pour un bus militaire se fait dans le silence, après un briefing sur la situation de la zone démilitarisée.  Il n’est permis de prendre des photos que dans certaines zones, et dans le plus grand calme. Le militaire monté dans le bus pour assurer notre protection y veille.

Check point 2 : il s’agit de la zone réservée aux négociations nord-sud. La visite inclut les bâtiments de la Commission Militaire de l’Armistice, sous surveillance de quatre militaires, prêts à intervenir en cas de danger (trois à l’intérieur, un à l’extérieur en quasi-embuscade). Puis le groupe bouge en direction de la Maison de la Paix, d’où il est possible d’observer Sunken House, tenue par les Coréens du Nord.

Check point 3 : ou le dernier point de la visite. À ce stade-là, les visages des militaires deviennent plus détendus, car si le groupe se trouve là, cela veut dire qu’il n’y a pas eu d’incidents au check point 2 (c’est-à-dire, aucune tentative de passage au Nord ou de fusillade). Du point 3, il est possible d’observer le véritable bâtiment de Pan Mun Jom où a été signé l’Armistice en 1953 (lequel se trouve désormais en Corée du Nord), le « Pont sans retour », où étaient échangés les prisonniers de guerre, et le village Propaganda, qui nargue le village de la Liberté avec ses maisons sans vitres et inhabitées, et son drapeau de 30 mètres de long, hissé en haut d’un mat de 160 mètres de haut.

Tout au long de la visite, la tension est palpable et l’atmosphère, pesante. La réalité semble rejoindre la fiction, et on a l’impression de se retrouver dans le film « J.A.S. » ou dans un James Bond. Mais il ne faut pas se leurrer ; un incident peut se produire à n’importe quelle visite. 20% de celles sont d’ailleurs annulées sans avis préalable, au gré de la situation de la DMZ…

  • Dongdaemun

Sitôt rentrée à Séoul, je m’engouffre dans le métro et accours à Dongdaemun, célèbre pour la porte du même nom, et son marché. Cette porte fortifiée est la deuxième survivante de la Forteresse de Séoul du 14ème siècle, bien qu’il s’agisse d’une version rénovée en 1869. Comme Nandaemun, Dongdaemun est entourée d’un marché en arcades. La déception est pourtant au rendez-vous ; la porte n’est pas éclairée comme l’est Nandaemun, et les marchés, d’une taille assez impressionnante, certes, ne sont guerres dissemblables de nombreux autres marchés asiatiques, tels ceux de Kowloon, d’Ho-Chi-Min Ville, de Bangkok ou même de Ueno à Tokyo. Senteurs, bruits, et fatras au rendez-vous…

J’ai pu tout de même observer les aménagements de la rivière Cheonggyecheon, aux animations eau et lumières assez fines. Pour mémoire, la rivière fut entièrement recouverte par un autoroute au moment du boom économique, et ramenée à la lumière depuis peu. Depuis son ouverte au début 2006, les quais chics de cette rivière sont devenus le lieu de villégiature des Coréens voulant trouver de la verdure sans trop s’éloigner de Séoul.

Je suis repartie de Séoul le lendemain, plutôt satisfaite de mon voyage. Celui-ci aura été dépaysant à souhait, me permettant d’errer dans une ville à la fois moderne et ancienne, mais différente du modèle du genre, Tokyo. Si j’ai la possibilité de revenir, je reviendrais faire un tour dans cette ville bruyante, et cette fois-ci m’arrêterais à Itaewon, le Roppongi Local, monterais en haut du 63 Building (comme son nom l’indique, plus haute que le Sunshine 60), referais un saut en haut de la Tour de Séoul, et irai faire une ballade dans le Parc Bunkhansan, et autres localités de la périphérie, qui sont plus enfoncées dans la nature et les montagnes. Quelques îles, plus au Sud, semblent également mériter l’attention.

Un pays à découvrir, et à redécouvrir.

Corée du Sud – Séoul (3) : Deoksungung Palace, Namdaemun et Seoul Tower

La visite des palais de Séoul s’est poursuivie dans l’après-midi en plein centre-ville de Séoul.

  • Deoksungung Palace

Originalement une villa, celle-ci devint Palais en 1593 lorsque le roi Seojo s’y installa, après que tous les autres Palais aient été détruits par les invasions japonaises. Ce Palais fut également la demeure du roi Seonjong (le dernier de la dynastie Joseon), de 1897 à 1919, jusqu’à ce qu’il doive abdiquer devant les Japonais.

C’est également dans un de ses pavillons que fut signé en 1905 le traité par lequel les Coréens perdirent leur indépendance au profit des Japonais. Il contient également un jardin, un étang, et des pavillons aux architectures variées, coréennes ou occidentales.

L’une des attractions les plus notables est le spectacle de la relève de la garde, qui a lieu de 14h00 à 15h30. Celui-ci se tient devant la porte du Palais, Daehanmum, et fait revivre l’apparat militaire de la Cour de Joseon.

  • Namdaemun

La « Grande Porte du Sud » faisait partie des huit portes géantes de la Forteresse de Séoul, et fut construite en 1398. Désignée comme Trésor National numéro 1, elle a été fréquemment rénovée depuis. Ses environs immédiats abritent le Namdaemun Market, marché ou plutôt souk ouvert quasiment 24/24, et vendant tout (ou presque tout, y compris et surtout des contrefaçons) dans un désordre de couleurs et de senteurs si chères à l’Asie.

  • Seoul Tower

Achevée en 1975, la Tour de Séoul trône fièrement au sommet de la colline Nam Sam, en plein centre de Séoul. L’ascension jusqu’au sommet peut se faire par bus, taxi, cable-car, mais j’avais choisi pour ma part d’y aller à pied, voulant tester ce qu’était la promenade favorite des séoulites.

J’ai mis environ une heure à atteindre le sommet, m’arrêtant aux différents paliers où quelques retraités jouaient au tennis ou s’entraînaient sur des machines de sport, gracieusement mises à disposition et en plein air par la municipalité.

La vue en haut vaut très largement l’effort, offrant un panorama à 360 degrés sur les rives Nord et Sud de Séoul, la rivière Han et les montagnes environnantes. Il est de plus possible de rester pour dîner, car la tour possède de nombreux restaurants aux 5ème, 4ème et 3ème étages. Le food-court n’est pas mal non plus, et surtout fréquentés par les Coréens. Quant à la descente vers Nandaemun, je n’ai qu’une chose à dire : très lumineuse ! *___*

Avec pour point d’orgue, la porte Nandaemun toute éclairée.

NB: la Porte Nandaemun a été détruite le 10 février 2008 par un incendie criminel. Ses réparations, estimées à 14.5 millions d’euros, devraient s’achever vers 2012-2013, du fait de la difficulté à réunir les matériaux nécessaires.

Corée du Sud – Séoul (2) : les Palais Changgyegong, Unhyem et Gyembok

Une journée bien chargée en visites. Et surtout, une occasion de faire tomber une grosse illusion que j’avais sur les Coréens. Je pensais qu’ils étaient très à l’aise en anglais, et que Séoul était une ville beaucoup plus facile à visiter que Tokyo pour un étranger. Eh bien : grosse erreur ! Les Coréens ne sont pas capables d’aligner deux mots dans la langue de Shakespeare, et le réseau du métro, bien que moderne, est presque entièrement signalé en Hangoul, avec quelques rares panneaux, perdus au milieu du reste. Prendre le métro, ou commander à dîner, devient une expérience méritant beaucoup de concentration et d’imagination… (Heureusement, il reste toujours le langage universel des signes).

J’ai aussi bien arpenté le métro, qui mérite bien sa réputation de réseau le plus encombré au monde. Les rames de métro n’ont rien à envier à la ligne Chuo ou la ligne Odakyu à Tokyo.

De 8h30 du matin, à 9h30 du soir ( !), j’ai eu l’occasion de visiter de nombreux sites, du nord de Séoul au Sud, en passant par l’Ouest… !

Palais Changdeokgung

Ce monument classé dans le patrimoine mondial par l’UNESCO ne se visite que par tours organisés, et ceux en anglais étant rares, je n’ai pas pu le visiter. Construits entre 1405 et 1412, les bâtiments ont été de nombreuses fois réduits en cendres et reconstruits. Il fut le centre du pouvoir de 1618 à 1898.

  • Palais Changgyeong

Originalement construit à la fin du 15ème siècle par les rois de la dynastie Joseon, ce palais est de taille modeste et doté d’un très beau jardin et d’un étang. Comme la plupart des palais de Séoul, celui-ci a souffert de l’occupation de l’armée japonaise au début du siècle, en devenant… Un zoo !

  • Palais Unhyem

De taille modeste, ce palais a la particularité d’avoir été le berceau du régent Heungseon Daewongun, qui restera dans l’histoire de la Corée comme celui qui isola son pays du reste du monde à partir de 1863, le faisant surnommé le « Royaume Hermite ». Le Palais est très bien conservé, et des mannequins de cire vêtus de vêtements d’époque agrémentent les salles, et mettent en scène la vie de la Cour d’alors.

  • Palais Gyembok

Certainement le plus beau Palais que j’ai eu l’occasion de visiter durant ce séjour… Et un symbole du contentieux historique qui existe entre le Japon et la Corée…

Construit en 1395, par le fondateur de la dynastie Joseon, il servit de Palais Principal du Roi et de la Cour jusqu’en 1592, lorsqu’il fut brûlé par l’armée japonaise. Il resta à l’état de ruine durant près de 300 ans, jusqu’à ce que le régent Heungseon Daewongun décide de le reconstruire. Noble décision, mais qui mit en banqueroute le pays ; Daewongun dut se tourner vers l’ancien ennemi, le Japon, pour rechercher des fonds.

30 ans plus tard, la reine et épouse du roi Gojong fut assassinée par des assassins japonais, dans ses appartements. Le roi se réfugia durant un an dans les murs de la représentation russe, avant de regagner le Palais Deoksungung, situe près d’autres représentations étrangères.

Durant la colonisation japonaise, 300 des 330 palais du Gyembok furent détruits ou transportés dans d’autres lieux de Séoul. Enfin, le Palais du Gouverneur japonais fut construit devant le Gyembok, afin de cacher à la vue du peuple coréen cet important symbole de la royauté.

Les travaux de réhabilitation du Gyembok sont en cours, et ont commencé avec la destruction du Palais du Gouverneur en 1998. Ils devraient se poursuivre jusqu’en 2020, et incluent la reconstruction ou restauration de la plupart des 300 palais. Séoul pourra alors révéler au reste du monde une cité Palais qui risque de rivaliser avec la Cité Interdite de Pékin.

Corée du Sud – Séoul (1) : visite nocturne de Gangnam et COEX

L’entrée en Corée se fait par le passage obligé que chaque pays impose aux voyageurs : l’immigration. Une fois de plus, je n’ai pas eu de chance : l’inspecteur sur lequel je suis tombée n’était ni aimable, ni rapide… Une deuxième place bien méritée sur le podium des Services d’Immigration les plus désagréables.

Le premier visage à me sourire est celui de la guide coréenne, qui essaie de prononcer mon nom, que je sais de toute façon imprononçable pour les glottes non françaises.  Je suis la dernière ; mea-culpa, ce n’est pas de ma faute.

Aussitôt la petite dernière que je suis récupérée, notre guide nous fait monter dans le bus. S’en suis une longue demi-heure entre l’Aéroport d’Icheon et le centre de Séoul, durant laquelle elle entame un monologue pour nous expliquer ô combien son pays est beau, et ses monuments, valent le coup d’être visités. Un discours surtout dirigé vers les touristes japonais, plus attirés par les shopping-mall et les duty-free, ou les salons de massages, que par les vieilles pierres coréennes.

Je regarde par la fenêtre, mais j’ai quelques doutes ; les environs de Séoul sont tristounets, alternants immenses champs et rizières, et infrastructures industrielles. Pour un peu, on se croirait dans la banlieue de Hanoi, enveloppée de sa grisaille communiste…

  • Découverte nocturne de Gang Nam

L’hôtel où ma chambre a été réservée est un tout nouvel hôtel d’affaires, situé à 15 minutes à pied de la station de Gang Nam. Mes collègues japonaises se plaignent de l’éloignement par rapport à la gare – normale, les Japonais n’aiment pas marcher – mais moi, cela ne me déplaît pas le moins du monde ! GangNam est en effet l’un des spots pour sortir le soir, grâce à ses nombreux restaurants.

Le boulevard entre l’hôtel et la station est bordé de Yatai (restaurants ambulants) et est parcouru par une foule dense, gouailleuse et bruyante, et qui ignore royalement le froid encore mordant de cette fin de mars. Et il faut bien le dire – même vulgairement : les Coréens aiment « gueuler ».

Première descente dans le métro, et premier moment de doute. Tout n’est pas écrit en anglais – loin de là !- et comble de malheur, il faut des pièces pour acheter un ticket.  Après quelques minutes de flottement, j’avise la guérite des vendeurs de billets. Petit tour de bras pour faire comprendre à mon interlocuteur que je veux aller à Samseong ; apparemment, je suis aussi douée à prononcer le coréen que les Coréens à dire mon nom. C’est de bonne guerre…

Puis je plonge dans l’univers moite du métro en heure de pointe. Sitôt les portes fermées, commence un morceau de K-Pop (on va appeler la Korea Pop comme cela), sous l’indifférence totale des usagers, absorbés par leur lecture, leur mini PSP ou leurs bavardages entre amis. L’atmosphère est en tout cas différente du métro de Tokyo ; ici tout est bruyant, et les jeux vidéo portables ont remplacé les téléphones portables. Je n’ai d’ailleurs pas vu grand monde dormir…

Dix minutes plus tard, me voilà arrivée à la station Samseong. Regard amusé aux murs de la gare, recouverts de petits carrelages de couleur, et aux composteurs automatiques, dotés de tourniquets. Il règne ici un petit air de RER, la sécurité en plus.

COEX Center est l’un des plus grands shopping mall de Séoul. Est en cela, il ressemble aux nombreux complexes commerciaux que j’ai vus au Japon, à Singapour, ou à Hong-Kong, sauf que tous les panneaux sont en Hangul, la langue coréenne. J’ai été plus étonnée par le voisinage du COEX ; des bâtiments modernes assez hauts se dressent le long des deux avenues dont le COEX fait l’angle. Pour un peu, on se croirait sur la Cinquième Avenue à New York, légèrement écrasée par les silhouettes de béton, de verre et d’acier. Une preuve irréfutable que Séoul est bien une métropole qui vie de plain-pied dans la modernité.

  • Un peu d’histoire.

L’histoire de Séoul commence en 1394, a la fondation de la dynastie des rois Joseon (une lignée qui régna jusqu’en 1919), par le fondateur, le Général Yi Seong-gye.  Renommé Roi Tajeo, il fit bâtir des temples confucianistes, des écoles, des administrations, et en moins de 10 ans, la nouvelle capitale de son Empire abritait 100,000 personnes, retranchées derrière les murs d’une citadelle de 18 km de long, et de huit énormes portes. Une fortification qui n’empêcha pas Séoul de connaître de nombreuses fois la guerre et les pillages.

En 1592, Toyotomi Hideyoshi attaqua la Corée, fort d’une armée de 200,000 hommes. Durant cette première période d’occupation japonaise, de nombreux palais de Séoul furent détruits, et des trésors nationaux, rapatriés au Japon. En 1636, ce fut autour de l’armée mandchoue de venir s’attaquer au royaume péninsulaire. Acculée, la royauté coréenne se rendit, et Séoul fut de nouveau mise à sac par ce puissant voisin. Les troubles ne cessèrent que lorsque le royaume accepta la suzeraineté de la Chine.

Au milieu du 19ème siècle, le régent Heungseon Daewongun entama une énergique politique de restauration du pouvoir coréen, consistant en particulier en la restauration du Palais Gyeongbok-gung. Il ferma également les écoles et les temples confucianistes, et entreprit de jeter les étrangers et les Coréens convertis au catholicisme hors des frontières du royaume (il en fit décapiter au passage 200,000). Il renforça également le clivage entre les différentes catégories de la population, avec à son sommet, l’aristocratie, et comme base mal aimée, les serfs et les ecarisseurs. Sa politique s’acheva en 1873, par la banqueroute de l’État et une totale coupure entre l’aristocratie et le reste du peuple coréen. Japonais et occidentaux profitèrent de cette crise pour forcer le passage des ports coréens, alors que la Chine et la Russie guettaient la moindre occasion de venir goûter au gâteau. En 1896, suite à l’assassinat de son épouse par des espions japonais, le roi Gojong se réfugia dans le bâtiment de la représentation russe, avouant ainsi son impuissance. Le signal de l’attaque pour le Japon, qui, se débarrassant successivement de ses rivaux russes et chinois, annexa définitivement la Corée en 1910, et abolit la monarchie en 1919.

En parallèle a une répression féroce des courants indépendantistes, le Japon envoya 200,000 de ces citoyens pour gérer les terres et les entreprises confisquées aux coréens. Durant la Deuxième Guerre Mondiale, des milliers de Coréennes furent obligées de se prostituer (d’où leur nom d’ « épouses de réconfort ») et des millions de coréens furent incorporés dans l’armée impériale japonaise, ou envoyés comme ouvriers dans les usines chinoises, japonaises ou coréennes. La langue coréenne fut également bannie, au profit du japonais.

La fin assez brutale de l’expansion japonaise en 1945 conduisit le clan allié à une répartition de la péninsule coréenne sur le modèle européen. Les forces russes s’établirent au nord du 38ème parallèle, alors que les Britanniques et les Américains occupaient la partie Sud. Des élections furent immédiatement organisées dans le Sud, tandis qu’au Nord, les Russes nommèrent un officier communiste, Kim Il Song, à la tête du partie unique.

Séoul fut envahi quatre fois par les forces communistes, entre 1950 et 1951. Un armistice fut signé en 1953, mais aucun traité de Paix ne l’a été depuis ; les deux Corée sont dans les faits toujours en guerre. Une situation qui a toujours ses répercussions de nos jours, puisque 37,000 soldats américains sont toujours en stationnement en Corée du Sud et que chaque Coréen doit effectuer 27 mois de service militaire obligatoire (en Corée du Nord, le service militaire dure dix ans, et toute la population, y compris femmes et enfants, sait manier une arme à feu).