Japon, hors-Tokyo
Japon – Miyajima : Le temple de Itsukushima
La journée du 2 septembre 2007 est consacrée à l’île de Itsukushima, communément appelée Miyajima, « l’île Temple ».
Cette île, se situant à 50 minutes du centre de Hiroshima par train et bateau, est célèbre pour le temple de Ikutsushima, dont le Torii, les pieds dans l’eau, fait partie des scènes les plus utilisées pour représenter le Japon à l’étranger. Les Japonais eux-mêmes considèrent le temple et son torii comme l’un des trois plus beaux paysages du Japon.
Difficile de résister d’ailleurs à la tentation de visiter ce temple dès l’arrivée du bateau au port de Miyajima. Il suffit d’ailleurs de suivre le flot de touristes qui se dirigent vers ce point d’attraction. Il faut tout d’abord s’engager les rues marchandes bordées de boutiques de souvenirs et de restaurants, que les commerçants ferment au soleil avec des toiles accrochées aux bords des toits.
Japon – Hiroshima : Le château et le quartier de Hachobori
A partir du Dôme de la Bombe A, il est très facile de rejoindre le Château de Hiroshima à pieds, en longeant le stade de Base-ball de Hiroshima, puis la zone des bibliothèques, perdues dans la nature. Une promenade loin d’être tranquille si comme moi, vous tombez un samedi où à lieu une rencontre de base-ball ; difficile dans ce cas d’échapper aux cris des supporters.
Il ne faut pas aller visiter le château dans l’espoir de pénétrer dans l’authentique bâtiment du 16ème siècle ; il a été pulvérisé comme le reste durant le bombardement atomique. Le « château » actuel ne correspond en fait qu’à une des tours du château d’origine, reconstruite en 1958, mais on peut toujours voir dans le parc l’entourant les pierres de fondation de l’ancien édifice.
- Aux origines d’Hiroshima
Le delta de la rivière Otagawa était communément appelé « Gokamura », ce qui signifie “5 villages », en japonais. La construction du château d’Hiroshima fut décidée par Mori Terumoto, membre du conseil des « Cinq Grands Aînés » de Toyotomi Hideyoshi. Le 15 avril 1589, après la cérémonie de pose de la première pierre du château, on décida de rechercher un nom plus approprié pour cet édifice. Le caractère « Hiro » fut emprunté au nom de Oeno Hiromoto, un ancêtre de la famille Mori, et fut ajouté à « Shima », emprunté au nom de Fukushima Motonaga, qui guida Terumoto vers ce site. Bien sûr, il existe une autre tradition selon laquelle le nom d’Hiroshima proviendrait d’une grande île située dans l’estuaire de la rivière Otagawa. Hiroshima serait donc bien egalement synonyme de « grande île ».
- Le château d’Hiroshima
On rentre dans le parc d’Hiroshima par la porte principale, reconstitution de l’originale elle-aussi. Il est possible de pénétrer dans la tour de garde pour jeter un coup d’oeil aux maquettes reconstituant les plaines environnant Hiroshima. Rien de très palpitant en somme, si ce n’est la sensation d’être suivi par les fantômes des samouraïs du château tant le parquet craque. Mais cela sent bon le pin…
Japon – Hiroshima : Les lieux de la Paix
Le trajet de Tokyo à Hiroshima dure quatre heures et dix minutes en Hikari (Shinkansen à arrêts limités), avec un changement à Osaka. Le mien est périlleux, car je n’ai que six minutes pour trouver mon nozomi dans la tentacullaire gare de Shin-Osaka.
La gare de Hiroshima n’a pas de cachet particulier ; c’est un vaste complexe fait pour accueillir les trains Shinkansen et les nombreuses lignes locales Sanyo, ainsi qu’un centre commercial. Pas vraiment décidée à jouer à l’exploratrice en traînant ma valise derrière moi, je prends donc un taxi, dirrection l’hôtel « Central Hotel ». Comme son nom l’indique, l’établissement se situe au centre du Hiroshima à visiter (Peace Park, le château de Hiroshima, le centre animé de Hachobori… tout se trouve à 15-20 minutes à pied). Après un rapide check-in, je sors bien vite pour profiter des bords de la rivière Kyobashi-gawa, agréablement aménagés pour les promenades. De petits bateaux de plaisance flottent sur la rivière, et des feuillus cachent les hauts bâtiments modernes qui obstruent le paysage.

Suivant le plan bien dessiné des berges, je rejoins donc la Heiwa Dorii (Promenade de la paix) sans problème. L’avenue commence au pont Tsurumi-bashi, passe par le sud du Peace Memorial Park, et continue bien au-delà du pont Midori-Ohashi, enjambant la rivière Temma-gawa, sur une longueur totale de 3.6 kilomètres. Large de trois voies dans les deux sens (100 mètres environ), bordées de jardins dédiés au thème de la paix, la Heiwa Dori ressemble beaucoup plus à nos boulevards occidentaux qu’à ceux étriqués qui sont le lots des grandes villes japonaises où la place fait cruellement défaut. Malheureusement, le bruit de la circulation parasite un peu ce long espace de verdure…

Il est difficile de manquer le Musée de la Bombe Atomique, et le Peace Park, car non seulement la Heiwa-Dori y mène, mais la direction est abondamment indiquée tout le long.
Japon – Chubu : Golden Week sur l’île de Sado (4)
La météo japonaise se trompe rarement ; enfin, moins que la météo française. La pluie avait été annoncée depuis la semaine dernière pour les deux derniers jours du voyage, et…Effectivement… C’est sous une belle couverture nuageuse que nous nous réveillons. La pluie attend cependant courtoisement que nous soyons à bord du bus pour Ryotsu pour venir brouiller le paysage.

Le premier trajet du jour dure un peu plus d’une heure ; le bus nous laisse à la station du port ferry, notre point de départ quelques jours plus tôt. Notre première mission du jour est de trouver un café pour prendre un petit déjeuner, étant donné que nous n’avons pas pu accéder au restaurant de l’hôtel de Futatsu-game (on peut dire qu’ils monnayaient tout ceux-là !). Pas vraiment enthousiastes à l’idée de tourner en rond des heures et des heures pour trouver le café de nos rêves, nous échouons dans un « salon de thé », façon bric-à-brac de mama-san de Ginza. Au milieu des mangas, des figurines, des vaisselles en porcelaine de mauvais goût, nous prenons un petit dej’ simple, mais vraiment bienvenu. La note, elle, l’est moins : 600 yens par personne, mais c’est un prix digne de Roppongi Hills !
Ryotsu ne semble décidément pas regorger de spots touristiques ; nous décidons donc de partir pour Ogi, à l’extrême pointe sud de l’île. Après une autre bonne heure et demi passée dans les bus (il y avait escale à Sawata !), nous arrivons vers 13h30 à Ogi, et nous nous précipitons pour une partie de Tarai-bune sous la pluie.

Japon – Chubu : Golden Week sur l’île de Sado (3)
Le troisième jour de visite est aux antipodes total du second ; alors que la veille a été sportive, voir risquée, ce jour présent est dédié à la détente.
Remerciant la responsable du Minshuku Maruhisa pour son hospitalité et sa générosité – nous avons été facturé de mille yens pour deux personnes pour une nuit ! – nous nous dirigeons vers la plage et sa baie exposée aux quatre vents, au milieu de laquelle trône une barrière rocheuse naturelle surmontée d’un petit temple.

Quelques campeurs ont planté leur tente là, et nous regardent passer placidement. Le calme ambiant n’est même pas perturbé par les bruits de circulation, car il n’y a guère de véhicules pour emprunter la route. Il en est de même pour les bus ; le réseau de cette façade occidentale de l’île n’est guère développé, et on compte un bus toutes les heures, voir toutes les deux ou trois heures. En l’occurrence l’attente de notre véhicule est de une heure, le temps de prendre un petit déjeuner de o-nigiri, et de discuter avec un vieux couple de japonais, originaire de l’île mais vivant à Osaka, surpris de voir les deux étrangers que nous sommes traîner dans les parages.
Japon – Chubu : Golden Week sur l’île de Sado (2)
Le deuxième jour de ces vacances sur l’Ile de Sado sont placées sous le signe de la randonnée, puisqu’un taxi nous attend à 8 :00 pétante sur la route menant au Myokenji. La tente est donc rapidement repliée, et les sacs à dos tout aussi promptement refaits. Nous sautons donc dans le premier bus disponible à la station de Sawata.
Notre taxi est pile à l’heure, et en profite pour nous donner quelques indications sur le Myokensan et le Kinpokusan ; la zone appartient à la Jieitai (armée de défense japonaise) depuis que la base militaire qui s’y trouve a été récupérée des américains. Ceci expliquant pourquoi il faut informer le bureau local de la Jieitai avant de faire une randonnée (tâche dont nous nous sommes acquittés la veille).
Au sommet du Myokesan (1042 mètres), l’air est frais et le vent incisif. Le ciel n’est pourtant pas totalement dégagé, et des nuages moutonneux parsèment son bleu azur. Plus bas dans la vallée, le soleil fait miroiter la mer et les champs de riz, constituant un tableau idéal pour faire de belles photos… De plus, de la neige persiste ça et là, complétant à merveille le tableau.

Japon – Chubu : Golden Week sur l’île de Sado (1)
L’île de Sado a un nom qui fait rire au premier abord tout francophone à l’esprit légèrement déplacé. J’en avais entendu parlé par une amie, fan du groupe de taiko Kodo, qui s’étais rendue au festival il y a deux ans en août, et qui m’avais vantée la beauté de ses décors naturels. J’ai donc profité de cette Golden Week 2007 pour me rendre sur place et m’assurer de la véracité de ces dires. J’étais pour cela accompagnée par Bastien, Potesnrollien et baroudeur (et de sa tente… Cela a bien aidé !).
Le voyage jusqu’à l’île de Sado commence par le train de nuit Moonlight Echigo, de 23h09, au départ de Shinjuku, qui doit nous emmener jusqu’à la gare de Niigata, pour une arrivée prévue vers 4h50 du matin. Le train n’a de nuit que le nom et les horaires, mais n’est pas équipé pour un voyage nocturne ; les couchettes légèrement défoncées ne s’inclinent pas, et de viles toilettes constituent le seul confort. Ne parlons pas des cahotements de la route, qui réduisent notre temps de sommeil à des minutes, et non des heures.

Bien que parti en retard, le train nous amène à l’heure prévue à destination ; à cette heure-ci, Niigata est encore plongée dans un demi-sommeil. Pour ne pas nous égarer et arriver en retard au ferry, nous prenons un taxi jusqu’à la gare portuaire. Là, force est de constater que nous ne serons pas les seuls sur l’île de Sado ; le troisième âge nippon a effectivement décidé de voyager en ce début de Golden Week.

La première chose que je fais une fois montée à bord, c’est de monter sur le pont supérieur pour admirer la vue ; mais le temps semble un peu contre-carrer mes projets. Le plafond est bas, nuageux, permettant à peine de distinguer le sommet enneigé des montagnes voisines (les fumées des tours du port industriel n’y aident pas). Niigata offre une photo tristounette, et je commence un peu mieux à comprendre pourquoi j’ai eu tant de mal à trouver un guide touristique sur cette ville.
Mieux vaut dormir un peu…
Japon – Kawagoe: la petite Edo
La ville de Kawagoe se situe à une distance de moins d’une heure par train à partir de Ikebukuro ou Shinjuku (Tokyo). Appelé petite Edo (de l’ancien nom de Tokyo), Kawagoe a l’avantage par rapport à sa grande sœur d’avoir été préservée du séisme de 1923, et des bombardements de la Seconde Guerre Mondiale.

L’histoire de Kawagoe débute en 1720, lorsqu’un édit du Shogounat Tokugawa ordonna la construction de magasins résistant au feu; les kurazukuri 蔵造り (impliquant l’utilisation de matériaux de construction autre que le bois). Des commerçants de Kawagoe, ayant des relations actives avec des bourgeois de la Capitale Edo, en profitèrent pour faire fructifier le commerce: ce n’est pas moins de 200 échoppes qui virent le jour en quelques années sur le sol de la ville.






