Étant restée toute la journée d’hier dans mon appartement, à attendre comme une malheureuse recluse attendant son châtiment… en fait, non, la livraison de mon meuble japonais, aujourd’hui, je n’avais qu’une envie : sortir ! De plus, ce sont les vacances d’o-bon, période de festivités non officielle durant laquelle la plupart des Tokyoites issus des autres préfectures repartent dans leur cambrousse, laissant Tokyo quasi déserte. Un rêve ! Je suis donc retombée dans cet état primaire qui consiste à toujours marcher devant sois, avec son appareil photo à la main ; je suis redevenue une touriste !

Me voilà donc sur le coup de 13h30, dans le jardin kyu-Yoshida Teien, à Ryogoku (sanctuaire actuel du sumo). Petit jardin sans prétention, encerclé par le béton, mais tout de même bien agréable par cette belle journée ensoleillée – et chaude ! Très chaude ! – le lieu était jadis la propriété de Zenjiro Yasuda, magnat de la finance à l’Ere Meiji. La propriété fut cédée à la ville de Tokyo en 1921, après l’assassinat de Yasuda, mais fut détruit en 1923 par le Grand Tremblement de Terre, puis en 1945. Le jardin actuel n’est donc qu’une « reconstruction », ayant toutefois préservé une certaine authenticité « vieille époque ».

Il me restait du temps, donc je suis remontée de Ryogoku à Asakusa, en longeant les berges de la rivière Sumida. A ma gauche, la rivière, à ma droite… Hum… L’autoroute suspendue…


Magie de o-bon, même le Shitamachi (quartier populaire) pour touristes par excellence qu’est Asakusa était relativement peu bondé pour un dimanche (j’ai dit relativement !). J’ai fait un petit pèlerinage et prié pour mon appareil photo au Sensoji…


…avant de me perdre dans le quartier de Roku, célèbre pour ces établissements où excellent les maîtres de Rakugo (ce qui correspond à nos humoristes en France). J’ai même eu droit à la pause photo par de jeunes espoirs du théatre kabuki local (non, non, ce ne sont pas des femmes ^^).

Quartier bien typique, ce Roku, que je recommande vivement… On peut y voir cela, par exemple…

Mon porte-monnaie allégé de quelques 6,000 yens (cette ombrelle et ces verres japonais ont murmuré mon nom, j’en suis certaine !), je me suis dirigée vers la station JR la plus proche (1 kilomètre au sud…), tout en jetant un regard désintéressé aux vitrines des magasins croisés en chemin (bon d’accord, mon regard n’était pas si désintéressé que cela…).
J’ai échoué à Akihabara vers 16h00… Les rues étaient fermées à la circulation, et les badauds de Electric Town avaient le choix entre dépenser leur argent dans les magasins d’électroménager/informatique/jouets sado-maso, etc…. Ou aller écouter les « idoles » essayer leurs vocalises dans la rue…
Allumeuse avec une cannette de bière à la main…

ou femme – écolière nasillant sa chanson devant un parterre de fans dont le visage trahissait l’extrême vivacité de leurs neurones…

Pendant ce temps, d’autres tentent de nouvelles expériences… Ils n’ont pas encore compris qu’ils ont perdu d’avance, le physique ne correspondant pas vraiment à l’emploi…

En résumé… Il y en a un peu pour tous les goûts, pas forcément du meilleur, et franchement… On aurait bien envie d’arracher la prise de quelques haut-parleurs pour certaine… (Je ne résiste pas à l’envie d’ailleurs de joindre cette vidéo à ce post…. A écouter à donf !!!). Bref… C’était “Akihabara time”… L’autre lieu de perdition de Tokyo après Roppongi…

Mes petons commençant à me signaler que je marchais depuis un certain temps, je suis donc rentrée… En faisant un crochet par Tokyo Dome, qui est à 15 minutes de chez moi… Histoire de bien finir la promenade.

Promis, demain, je ferai mieux (enfin, si j’arrive à poser le pied par terre… Un peu mal aux coussinets, là…).
Le Tokyo Dome O_o, je m’en souviens quand j’ai le match des pride l’année derniere.
J’espere que cet année je pourrais y retourner pour laraku en concert ( mode fan boy).
Mais pour savoir à Akiabara tu n’aurais pas ceder à la tentation d’un nouveau transformer ^^.